Système éducatif algérien

Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, le système éducatif algérien a subi différentes réformes dans le but de pallier aux problèmes de chômage et analphabétisme. La dernière réforme en date est de 2008. Elle a en autres fixé les différents niveaux d’enseignement qui sont au final très similaires aux français. Vous trouverez ici tout ce dont vous devez savoir sur le système éducatif algérien pour préparer votre déménagement en Algérie avec vos enfants.

Système éducatif algérien

L’enseignement fondamental (primaire et moyen)

Malgré le fait que l’Algérie soit le deuxième pays le plus francophone au monde, l’arabe reste la langue enseignée à l’école publique.

Il existe cependant des écoles internationales qui sont bien mieux réputées que celles publiques. Un exemple bien connu de système éducatif international en Algérie est celui du lycée français d’Anger.

L’éducation préparatoire, c’est-à-dire la crèche, n’étant pas obligatoire, les petits algériens doivent tout de même entrer à l’école primaire à l’âge de 6 ans. Ils vont alors suivre l’enseignement fondamental qui va durer 9 années au total :

  • 5 ans d’enseignement primaire
  • 4 ans d’enseignement secondaire (collège)

A la fin du secondaire, les élèves algériens passeront leur premier examen offrant l’obtention d’un diplôme appelé « brevet d’enseignement moyen ». Encore une fois, ce diplôme est identique à notre « brevet des collèges ».

L’enseignement secondaire, les différences du système éducatif algérien au français

L’admission au cycle secondaire est automatique après le cycle moyen. Tout comme en France, il existe les différentes filières de type générale, technique et professionnelle.

Mais c’est aussi à partir d’ici que nous allons rencontrer de réelles différences avec le lycée français.

Il est important de souligner que l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

En première année de générale, les lycéens choisissent entre 2 troncs communs qui ouvriront chacun sur certaines filières pour les 2 années suivantes:

  • Tronc commun Lettres: orienté sur l’histoire géographie et sur les matières littéraire
    Ouvre sur 2 filières:
    – langues étrangères
    – lettres/philosophie
  • Tronc commun Sciences et technologies :orienté sur les sciences, les maths et l’économie
    Ouvre sur 4 filières :
    – mathématique
    – math-techniques divisé en 3 sous filières: génie mécanique / génie électrique / génie civil
    – gestion et économie
    – sciences sociales

La fin du lycée est marquée par l’obtention du baccalauréat qui, tout comme chez nous, permettra d’accéder à l’enseignement supérieur.

enseignement supérieur algérien

Etudier en Algérie:

Les différentes réformes évoquées précédemment ont aussi permis d’améliorer l’accès aux études en Algérie. La majorité des universités sont publiques et donc gratuites. Dans le cas d’une université publique, il n’y aura qu’un cout d’admission généralement bien inférieur à celui d’une faculté française (moins de 100€).

De plus, le nombre d’inscriptions d’étudiantes est en constante augmentation. Notons par exemple que 60% des étudiants de l’université d’Algérie sont des femmes.

Il est donc possible d’accéder à tout type de formation en Algérie puisque le pays ne compte pas moins de 48 universités, 10 centres universitaires, 20 écoles nationales supérieures, 7 écoles normales supérieures et quelques écoles préparatoires, le tout réparti sur tout le territoire (la majorité est tout de même située dans le nord du pays son climat plus clément).

Sur environ 1 million d’étudiants sur le territoire algérien, environ 80 000 sont étudiants internationaux. La majorité de ces étudiants étrangers sont africains. L’Algérie leur offre généralement un panel d’études bien plus important que celui de leur pays d’origine.

Pour pouvoir étudier en Algérie, il est très important d’obtenir un certificat délivré par le ministère algérien de l’Enseignement supérieur (plus de détails sont décrit sur le site du ministère en question).

Il est fortement conseillé d’étudier au préalable les traditions laïques et religieuses, les coutumes, lois et tout autre élément de la vie courante. Dans un pays fortement attaché à sa culture et à sa religion, le non-respect de celles-ci entraine généralement de graves conséquences.