

Nous changions de pays après avoir vécu quatre ans en Angleterre. Je souhaitais revenir en France, car si j’ai adoré vivre à l’étranger, en Angleterre comme en Scandinavie, la nourriture française et la proximité avec mes amis et ma famille me manquaient. Mon mari, anglais, voulait de son côté découvrir la vie française, et apprendre la langue, je l’espère !
Nous avons contacté nous-mêmes de nombreuses entreprises, anglaises comme françaises, avant d’en séléctionner une. Nous tenions un tableau de comparaison où nous listions toutes les entreprises et leur prix, et nous étudions avec minutie tous les avis sur internet. Nous sommes tombés sur des situations étranges, avec des entreprises qui officiaient sous le nom d’une société pourtant dissoute par le passé. Certains avis faisaient froid dans le dos : affaires perdues car incendiées, cartons qui disparaissaient quand il y avait des consoles de jeu.
Les prix étaient déjà conséquents, du fait de ce déménagement international en plein été. Nous savions qu’il faudrait composer avec ce budget serré dès le départ, sans marge pour l’imprévu.
Nous étions très inquiets à l’idée de perdre des affaires ou d’être surpris par des surcoûts non prévus. Nous avions surtout peur de passer par une entreprise qui n’aurait pas été honnête ou sérieuse. Nous ne voulions pas que la facture s’allonge du fait d’une arnaque.
D’abord, il restait encore beaucoup de démarches administratives à effectuer. Il a fallu trouver un logement, le marché parisien étant particulièrement tendu, pour un loyer finalement pas tellement moins élevé qu’à Londres. Puis il a fallu fermer tous les contrats à Londres, ouvrir ceux à Paris, commencer un nouvel emploi, acheter les meubles que nous n’avions pas. Mais quel bonheur de retrouver la nourriture française !
Le moment où j’ai pu dormir dans notre propre lit, après avoir reçu nos affaires, a été le premier moment de soulagement. Enfin, nous avions un bout de chez nous à Paris !
Le déménagement international en plein été avait déjà un coût conséquent. Le principal élément chiffré qui a guidé notre choix a été l’assurance dommages : les entreprises françaises proposaient un plafond d’indemnisation à 1500 euros, contre seulement 40 livres pour les entreprises anglaises. Cette différence a pesé lourd dans notre décision finale.
Voici ce que je retiens pour quiconque envisage le même parcours.
Déménager est l’un des événements considérés comme les plus stressants dans une vie, avec un divorce, et nous l’avons bien ressenti, d’autant plus que nous changions de pays. Le moment où nous avons acheté une machine à laver pour notre nouvel appartement, et qu’elle ne rentrait pas dans l’espace dédié, résume bien ce que fut cette expérience : passage par le désespoir, puis réflexion immédiate sur comment gérer le problème.